Découvrir Viroflay
l
Viroflay, une ville où il fait bon vivre
Bienvenue à Viroflay. Avec 148 hectares de forêt sur son territoire, la ville, située à 6,5 km de Paris, bénéficie d'un cadre naturel exceptionnel. Entourée par la forêt domaniale de Fausses-Reposes au nord et par celle de Meudon au sud, elle dispose de trois gares sur son territoire qui lui permettent de relier la capitale en un quart d'heure. Cette excellente desserte sera complétée début 2015 par le tramway T6 Chatillon-Viroflay.
Si Viroflay est riche de son patrimoine avec l'église Saint-Eustache (XVIe siècle), l'hôtel seigneurial - actuel conservatoire de musique (XVIIe siècle), le pavillon Saint-Vigor classé à l'inventaire des monuments historiques (XVIIIe siècle), ou encore le pavillon du duc de Morny - actuelle mairie - et le viaduc des Arcades (XIXe siècle), elle est également dotée d'équipements contemporains de qualité (une bibliothèque et un auditorium de 200 places, une galerie d'expositions, une piscine, deux gymnases, six cours de tennis...). Et afin que ses habitants jouissent, fin 2013, d'un cœur de ville plus dynamique et convivial, elle vient d'entreprendre l'aménagement de son centre ville au niveau de l'avenue du Général Leclerc.
Finalement, Viroflay tout en étant de son temps mérite bien sa réputation de « ville où il fait bon vivre ».
Le saviez-vous ?
Viroflay à travers l'Histoire
Jusqu'au XIVe siècle, Viroflay est propriété de l'Hôtel Dieu puis successivement cédé en fief à Jehan Lane, écuyer et Jean Bureau, grand Maître de l'Artillerie. Dès le début du XVIe siècle, la famille Aymery achète cette terre qu'elle ne quittera plus jusqu'à la Révolution. Toutefois, elle la partage en 1661 avec Michel Le Tellier, Chancelier de France qui prend le titre de Seigneur de Chaville où il construit son château (parc Fourchon actuel). A la mort du Chancelier, sa veuve, Elizabeth Turpin, estimant son domaine trop dispendieux, le vend à Louis XIV par acte des 8 et 11 décembre 1695. Viroflay et Chaville font partie du Domaine Royal jusqu'à la Révolution. La proximité de la Cour assure de nombreux emplois.
A l'époque révolutionnaire, le 5 octobre 1789, les femmes de Paris, qui réclament du pain, marchent en armes sur Versailles et ramènent le lendemain la famille royale qui passe devant l'Ecu de France.
Au XIXe siècle, la paisible existence de Viroflay est troublée par l'occupation des Alliés en 1815, les épidémies de choléra en 1852 et 1859 et l'occupation des Prussiens en 1870-1871.
En 1839 L'installation d'une première ligne de chemin de fer, direction Paris-Saint-Lazare, sur la rive droite (Virolfay compte aujourd'hui 3 lignes) transforme le village. Les cultures de céréales et de vignes diminuent au profit de l'élevage et des cultures de légumes. Ces exploitations et les blanchisseries travaillent pour la clientèle parisienne.
Attirées par le charme du lieu, de nombreuses personnalités de la politique, de la presse et des arts installent leur maison de campagne à Viroflay, comme le duc de Morny, également propriétaire du très réputé Haras. Au début des années 1900 et surtout après la Première Guerre mondiale, les terres agricoles et les parcs des grandes propriétés sont lotis en une multitude de parcelles (44 lotissements en 50 ans). Au cours de la Seconde Guerre mondiale, Viroflay subit quelques bombardements et voit passer le 24 août 1944 une partie de la division Leclerc en route pour la libération de Paris. Viroflay évolue, mais toujours entourée de verdure, elle reste une ville à taille humaine qui garde l'essentiel de son charme et de son harmonie.
Viroflay au XXe siècle, un village proche de Paris
Ce livre paru à la fin de l'année 2011 est le fruit du travail d'une équipe d'historiens amateurs qui, sous la direction de Gérard Martin, a signé un très bel ensemble. Mêlant anecdotes et documents d'archives, l'ouvrage fourmille de détails intéressants qu'enrichissent de nombreuses photographies et témoignages vécus. D'emblée sont évoqués les principaux événements ressentis par la population de Viroflay tout au long du XXe siècle. La loi de 1905 instaurant la séparation de l'Eglise et de l'État, et surtout la Première Guerre mondiale, à laquelle notre commune paya un lourd tribut : 112 morts au champ d'honneur sur une population de 3 000 habitants environ. La Seconde Guerre mondiale qui laissa des traces dans bien des mémoires ; l'exode de juin 1940, les tickets d'alimentation et les cartes de rationnement, la Résistance, les bombardements, la Libération avec l'arrivée de la Division Leclerc. Y figure également la bataille commencée dès la fin des années 60 pour sauvegarder l'environnement viroflaysien contre le projet d'autoroute à l'air libre et remportée de haute lutte, grâce à un long combat qui ne trouvera son aboutissement qu'en 1988. L'ensemble intitulé Du village à la ville montre le passage inexorable vers un autre paysage ainsi que le glissement vers un monde nouveau. Si les cultures maraîchères (les épinards), les écuries du haras, les blanchisseries se maintiennent jusqu'au début des années 30, en quelques décennies le village agricole disparaît ainsi que l'artisanat et les commerces traditionnels. Des lotissements sont créés. Entre les deux guerres se construisent des pavillons et de petits immeubles collectifs tandis qu'après la guerre, avec la poussée de la population (12 241 en 1946), Viroflay se fait banlieue tout en préservant son cadre de vie aéré. Aujourd'hui commune résidentielle, ses nombreux habitants (16 331 en 2010) travaillent à Paris ou dans les environs. Au détour des pages sont évoquées les demeures anciennes : le chalet du Duc de Morny devenu la mairie, le château de Gaillon, Bon Repos... pour ne citer que quelques exemples, sans oublier l'essor de nouveaux quartiers. Une cartographie permet de suivre les différents aménagements et les nombreux aspects d'une vie urbaine moderne (rénovation des routes et des voies ferrées). La dernière partie concerne la vie de la cité et ses multiples facettes (scolaire, sportive, sociale, culturelle, religieuse, associative...). Tour à tour on y voit le développement des écoles, la rénovation du stade et de la piscine, la construction de gymnases et celle de la nouvelle église. La culture n'est pas oubliée, comme les arts, qui trouvent ici leur place, ou la médiathèque inaugurée à l'orée du XXIe siècle. Une mention spéciale au jumelage Viroflay-Hassloch existant depuis les années 60. Ajoutons enfin l'énumération des diverses équipes municipales et des maires de 1900 à 2000. Au total, un album réussi qui se laisse feuilleter au gré des envies.
Dominique Veillon, directrice de recherche CNRS honoraire
Viroflay au XXe siècle, un village proche de Paris
Monographie historique
192 pages, 200 illustrations
Editions Maury. Prix : 30 €. En vente en mairie
Découvrez une sélection de beaux bâtiments, témoins du passé ou contemporains
L’Hôtel de Ville
Le duc de Morny, demi-frère de Napoléon III, président du Corps législatif, dont les enfants sont en nourrice à Viroflay, fait construire en 1857, à côté du haras qu’il possède, une maison de campagne, le Grand Chalet, l’Hôtel de Ville actuel.
Rue Jean Rey
L’église St-Eustache a été construite en 1543, puis plusieurs fois remaniée et restaurée. Au n°17, le Conservatoire de musique et de danse est installé dans l’ancien hôtel seigneurial du XVIIe siècle de la famille Aymery, possesseur du fief jusqu’à la Révolution. Au n° 34, la propriété de St-Vigor est construite en 1770 par un élève de Gabriel pour Louis Mercier de St-Vigor, fils de la nourrice du duc de Bretagne et du duc d’Anjou, futur Louis XV.
Avenue de Versailles
Au n°2, la villa Les Cèdres a été construite pour Denis Ravenel, conseiller de Louis XV. La Chaumière, ancien rendez-vous de chasse construit au début du XIXe siècle, a reçu la visite du roi Charles X. Bon Repos, construit vers 1715, a accueilli Julie Charles, (immortalisée par Lamartine, sous le nom d’Elvire), Monseigneur Dupanloup, évèque d’Orléans, qui y séjourne lors des sessions à l’Assemblée Nationale à Versailles entre 1871 et 1878, Hippolyte Taine, historien, critique littéraire et philosophe (1828-1893) et Catulle-Mendès, membre de l’Institut et du Collège de France.
Rue Gabriel Péri
Les Ormes, propriété de Jules Claretie (1840-1913), journaliste, auteur dramatique académicien et administrateur de la Comédie Française. Au bas de la rue, on aperçoit encore un séchoir, l’un des derniers témoins des nombreuses blanchisseries du village.
Avenue du Général Leclerc
L’Ecu de France est un ancien relais de poste construit au XVIIIe siècle qui abrite maintenant la Maison des Arts et des Loisirs.
![]()
Long de 1407 m, le viaduc des Arcades est construit en 1851-52 pour raccorder le cheminde fer de la rive droite avec la ligne de l’ouest.
Avenue des Combattants
L’ancienne poste est caractéristique des années 1925 (elle abrite aujourd’hui la Protection Infantile), ainsi que l’ancienne “Maison des Enfants” devenue la salle Dunoyer de Segonzac.
Rue Rieussec
Notre-Dame du Chêne, église construite entre1960 et 1966, dont le vaste vaisseau intérieur en bois, est d’une grande élégance.









Actualités sociales