Rencontre avec Claudie Gallay

conférences/rencontres

 

13 oct.

L'auteure des Déferlantes publie son nouveau roman, La Beauté des jours. Elle rencontre les lecteurs de la bibliothèque samedi 13 octobre.

Claudie Gallay
« Oser bousculer les habitudes ! »

Dans votre dernier roman, La beauté des jours, pourquoi avoir choisi la performeuse Marina Abramovic ?

Je l’ai découverte par hasard dans Télérama. Un article parlait de cette performeuse. Cette artiste part de sa vie pour raconter la vie des autres et atteindre une sorte de vérité commune. Elle met à vif tout ce que je ressens surtout quand elle parle de la disparition des êtres, des choses, de l’effacement, du délitement des sentiments. J’ai tout lu sur elle. J’ai voulu la partager. Avec le personnage de Jeanne dans La beauté des jours c’était vraiment un effet miroir. Marina Abramovic est tout ce que Jeanne n’ose pas faire. La découverte de cette artiste permet à Jeanne de se libérer. 

Quel message avez-vous voulu faire passer ?

Oser bousculer les habitudes ! Marina Abramovic permet à Jeanne d’être désagréable quand elle est au guichet de sa poste, de dire à son père des mots qui sont retenus depuis longtemps. La rencontre avec Marina Abramovic est pour Jeanne un instrument de libération. Elle s’émerveille. L’art nous aide à résister, à nous émerveiller. L’écriture met de la clarté dans ce que nous n’arrivons pas à comprendre. Il ne faut pas perdre de vue qui l’on est, ce que l’on a été et ce que l’on veut devenir.  

D'où vous est venu le goût de l'écriture ?

J’ai toujours voulu écrire. Dès l’adolescence, l’écriture m’a permis de ralentir ce que je vivais et de le comprendre. L’écriture interroge le sens.

Dans quelles conditions écrivez-vous ? Avez-vous des rituels ?

J’aime écrire tôt le matin quand tout est calme. J’écris un peu partout. Beaucoup dans les cafés. J’ai des carnets sur moi. Ça me permet d’accrocher la vraie vie, de saisir l’instant présent. Je suis très sensible au quotidien. Quand je commence l’écriture d’un roman, ça part dans tous les sens, je suis complètement disloquée. J’attends le moment où tout va se mettre en place. A chaque fois, c’est un moment de grande confusion, de panique. Quel apaisement lorsque je trouve l’alignement parfait !  

Comment savez-vous que votre livre est achevé ?

L’intuition. Je sens quand je suis au bout de ce que je voulais dire, avec des imperfections mais que tout est dit. La confiance avec mon éditeur est importante. D’ailleurs c’est mon premier lecteur. 

Si vous deviez être un personnage de vos romans, lequel seriez-vous ?

La narratrice de Seule Venise m’a permis de faire des rencontres qui n’existent pas. C’est une femme qui déambule, s’enrichit, aime la vie, s’embellit. Je n’aimerais pas être Jeanne. Elle a du mal à s’échapper de son quotidien. C’est néanmoins une belle personne qui a une générosité aux autres que moi je n’ai pas. J’aimerai être quelqu’un qui ose ce que je n’ose pas et pouvoir prendre les gens comme ils sont.

Samedi 13 octobre à 15h. Auditorium.
74, avenue du Général Leclerc. Entrée libre. Réservation conseillée au 01 39 24 34 40.

Infos pratiques

Tarif :

Entrée libre.

Horaires :

Samedi 13 octobre à 15h. Auditorium.

Réservation / Billetterie :

Réservation conseillée au 01 39 24 34 40.

[ Dernière mise à jour : 04.10.2018 ]

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