Rythmes scolaires : la Ville conserve la semaine à 4,5 jours

conférences/rencontres

 

28 mars > 28 mai

La semaine de 4 jours ne respecte pas les rythmes biologiques des enfants.

Claire Leconte, chercheur en chronobiologie

Après le temps de la concertation et de la réflexion avec les enseignants et les parents d’élèves, la Ville a choisi de maintenir la semaine à quatre jours et demi en écoles maternelles et élémentaires avec pour préoccupation l’enfant et le rythme des familles.

« Nous avons pris le temps de la réflexion avec les enseignants et les parents pour centrer notre décision sur l’enfant », explique Pauline Billaudel premier maire adjoint chargée de la Vie scolaire, Périscolaire et de la Jeunesse. Mi-février, la Ville a communiqué auprès des parents d’élèves son choix de maintenir la semaine scolaire à 4,5 jours pour la rentrée 2018. Une décision maturée par une écoute des différentes parties et un dialogue.

Une phase de concertation

Suite à la parution du décret Blanquer donnant la possibilité de manière dérogatoire de revenir à la semaine de quatre jours dans les écoles maternelles et élémentaires dès septembre 2017, la Ville s’est donné le temps de la concertation. Elle a tout d’abord réalisé un premier sondage, en octobre, auprès des parents d’élèves. Alors qu’était anticipé le souhait d’un retour massif à la semaine de quatre jours, seules 60 % des familles se sont prononcées pour cette option. Une première réunion en novembre a rassemblé parents d’élèves élus, directeurs d’écoles et l’inspectrice de l’Education nationale, suivie d’une deuxième en décembre avec les seuls parents d’élèves élus. Parallèlement, un sondage à l’initiative des parents d’élèves a fait apparaître, en tous cas pour les élémentaires, une tendance légèrement inversée et des avis toujours très partagés sur la solution à adopter.

En trois ans, l’accueil des enfants a évolué

« Finalement, lors du premier sondage, les familles ne savaient pas exactement ce qui serait mis en place dans le cadre d’un retour à la semaine de 4 jours », explique Pauline Billaudel, et de rappeler : « la semaine de 4,5 jours a été imposée à la rentrée 2014 à toutes les villes sans concertation, engendrant pour la plupart des communes d’importantes difficultés. A l’époque, Viroflay a fait le choix de s’y investir pleinement. Financièrement tout d’abord, en créant ou en améliorant des locaux pour le périscolaire afin d’éviter le déplacement des enfants d’un site à l’autre, humainement également, en professionnalisant des référents pour chaque accueil périscolaire et en mettant en place pour les élémentaires des activités périscolaires de qualité. Avec un retour à quatre jours, les enfants n’auraient plus accès à cette diversité d’activités. » 

Une variété d’activités accessibles à tous

Plus de cinq cents enfants participent à la vingtaine des nouvelles activités périscolaires (NAP) qui leur sont proposées. Selon le second sondage, 77 % des familles indiquent être satisfaites de ces activités et 86,7 % satisfaites de leurs horaires.
Par ailleurs, si aucune étude complète n’existe au niveau national, plusieurs chrono-biologistes se sont exprimés sur le sujet, telle Claire Leconte, professeur émérite de psychologie de l’éducation et chercheur en chronobiologie. « La semaine de 4 jours ne respecte pas les rythmes biologiques des enfants et ne répond pas à leur besoin de régularité », a-t-elle indiqué dans un entretien en juin 2017. Le Conseil supérieur de l’éducation a également émis un avis négatif pour un retour à quatre jours. Enfin, le 11 octobre, onze universitaires, académiciens, scientifiques…dont le neuropsychiatre Boris Cyrulnik ont publié une tribune ouverte dans Le Figaro en faveur de la semaine de 4,5 jours. Et de questionner : « Passer à la semaine de quatre jours, c’est priver les écoliers d’un mois de fréquentation de l’école. Et qui affirmera de bonne foi qu’avec des enfants, des heures en fin de journée remplaceront efficacement celles de la matinée qu’on supprime ? »
De fait, le rythme de 4,5 jours semble mieux adapté pour l’apprentissage des élémentaires. Le rythmes des élémentaires et des maternelles ne pouvant être dissocié, la Ville est convaincue que l’on peut travailler à améliorer le temps des plus petits.
A noter aussi que le rythme des enfants est lié à celui de l’école, mais également à celui des familles. Et en trois ans, ce dernier a évolué.
Cette décision prise et assumée par la Ville, n’est « ni la victoire des uns, ni la défaite des autres », précise l’élue avant de remercier tout particulièrement les associations de parents d’élèves qui ont été très actives et qui ont contribué à un dialogue et une réflexion de qualité.

[ Dernière mise à jour : 20.04.2018 ]

Organisateur

Service des affaires scolaires et périscolaires

AdresseService des affaires scolaires et périscolaires
2, place du Général de Gaulle - 78220 Viroflay

Adresse postaleBP n°16 - 78221 Viroflay Cedex

01 39 24 28 28

Contacter par mail

Voir la fiche

Newsletter

L'essentiel de votre ville !

inscrivez-vous à la lettre d'information