Neuf artistes présentent « La Voix des mains »

expositions

 

03 mai > 05 juin

Exposition du 3 mai au 5 juin 2016 - Vernissage le mardi 3 mai à 19h.

La galerie A l'Ecu de France présente neuf artistes autour de la thématique des mains du 3 mai au 5 juin. Neuf approches et autant de regards très personnels. Tel Olivier Terral qui effectue des œuvres collectives avec des patients et le personnel d'hôpital amenés à dessiner leur portrait à partir de leurs propres empreintes digitales. Telle la plasticienne Rebecca Campeau, dont plusieurs de ses œuvres font partie de la collection des musées nationaux, qui sculpte à partir d'armature métallique qu'elle habille de tissus peints. Telle Marie-Pascale Deluen qui joue du contraste entre une apparente massivité et une légèreté réelle de ses sculptures en papier...

Bien plus qu'un instrument servant à dessiner, forger, façonner, assembler, modeler... les mains sont un sujet de création très singulier, comme un être à part entière qui a son propre langage. " Elles sont presque des êtres animés. Des servantes ? Peut-être. Mais douées d'un génie énergétique et libre, d'une physionomie - visages sans yeux et sans voix, mais qui voient et qui parlent ", exprime Henri Focillon dans son Eloge de la main.Dans cette exposition, les mains parlent, soufflent des émotions, caressent ou bousculent, elles invitent à les écouter pour mieux pénétrer le cœur des artistes.

Florence BAUDIN

Je travaille sur le corps humain et en privilégie certaines parties telles que la tête, le crâne, les oreilles, le cœur, les mains... Je les modèle, les estampe, les moule, les recouvre, les photographie, les transfère, les assemble, les coud, les brode...Mon choix se porte sur un large éventail de matériaux naturels à l'aspect fragile tel que le sisal, les fils de coton, la laine, le tissu, le papier, les pigments, la cire d'abeille, la paraffine etc.J'associe ces formes plastiques à des objets personnels du passé auxquels je donne une seconde vie. J'évoque la trace d'un vécu émotionnel, les liens nous unissant les uns aux autres dans un souci de transmission de ma propre histoire.Ma démarche passe par la mise à jour de mes affects afin qu'ils deviennent de lointains échos et laissent place à de nouvelles émotions pour de nouvelles créations.

Rebecca CAMPEAU

D'origine franco-brésilienne, Rébecca est née dans une famille d'artistes.Elle est venue à la création artistique par le stylisme qui lui a donné le goût du travail avec le tissu et les papiers. Peintre, elle se définit essentiellement comme un "sculpteur textile" et une "papiériste". Elle sculpte des personnages connus ou anonymes et des animaux, à partir d'une armature métallique qu'elle habille de tissus peints. C'est tout un univers qui défile dans son atelier. Rébecca Campeau fait partie de la Collection des musées nationaux et du Musée Gustave Flaubert de Rouen, ou son travail œuvres est visible en permanence. Plusieurs institutions, dont le Musée de l'Homme à Paris et le Musée Jean-Lurçat d'Angers, lui ont passé des commandes. Elle a travaillé avec Claude Lévi-Strauss et Paul-Émile Victor, et réalisé un livre, Vraies Semblances avec le photographe Frank Horvat.

Véronique DECOSTER

C'est comme un jeu. Les images s'appellent et s'emboitent, forment une phrase, un rébus, un souvenir.Une image en accueille une autre puis le vide s'impose, le temps d'effacer quelque chose, d'oublier, de faire une pause. Un silence en musique, quelque chose à imaginer.Puis elles se déplacent, se reconstruisent, se déclinent à l'infini pour dire quelque chose, au plus juste ou simplement une pensée fugitive, après un souvenir très marquant.C'est sans fin, une composition qui n'en finit pas de se renouveler, juste pour raconter, pour dire quelque chose entre les lignes.Et en refrain : les mains. Elles sont au cœur de la construction, omniprésentes, elles voilent et dévoilent, elles renferment les secrets, elles sont portraits, elles sont rencontres, elles sont liens, elles font lien.

Marie-Pascale DELUEN

Le papier est mon matériau de prédilection mais selon le projet, j'utilise le matériau qui est le plus adéquat et c'est l'occasion d'une nouvelle découverte. C'est ainsi que j'explore volontiers la terre, le plâtre ou le tissus. Je m'adapte au lieu que l'on me propose, sans perdre de vue mon fil conducteur. Ma recherche est nourrie par les multiples questions et souvenirs d'enfants. Les personnages qui m'ont entourée étaient de fortes personnalités qui m'ont fait pleurer et aussi beaucoup rire. Ils m'ont abreuvée de saveurs, d'odeurs, de livres restaurés et de grandes frustrations qui poussent les enfants à hurler et à leur faire désirer terriblement la vie. "Les œuvres sont abstraites et sobres, justes. Elles ne disent rien de tout cela au prime abord. On les croit en pierre, "lourdissimes", érodées par le temps, semblables à quelque morceau arraché de cathédrale... Elles sont tout l'inverse : en papier mâché, légères à soulever du petit doigt, avec des titres rigolos. Bien joué ! Le charme est là, dans ce subtil décalage entre fond et forme, entre l'œuvre et son titre, qui vient chaque jour compléter la petite mythologie de l'artiste." Valérie Collet

Pilar du BREUIL

Devant, des mains. Qui saisissent, caressent, qui pressent sur la gâchette ou sur le déclencheur ; qui racontent, se taisent, annoncent, découvrent ; qui savent...... mais... derrière ? En région parisienne, un immense squat ; trois niveaux d'interminables couloirs, de salles gigantesques, d'escaliers voluptueux ; verrières, cheminées, terrasses, vérandas ; des mains ont brisé les fenêtres, déchiqueté les plafonds, tagué, graphé, griffé les murs ; ma main appuie nerveusement sur le bouton de mon Canon pour saisir....... mais... derrière ? Un sanatorium, installé au milieu d'une forêt de pins, qui a pu contenir jusqu'à quatre cents malades ; mais aussi, durant la seconde Guerre mondiale, un camp de concentration, bref séjour avant l'envoi à Auschwitz ; des mains ont souffert ou supplié, d'autres ont frappé, ont humilié ; les miennes jouent avec les touches de mon clavier pour montrer...... mais... derrière ?Béton charnel, sang et papier, témoignage onirique... Où est la vérité ? Derrière, toujours un peu plus derrière...Detrás.

Sophie LECOMTE

Entre douceur et cruauté, Sophie Lecomte élabore une poétique de l'hybridation, qui cherche à renouer avec une mémoire oubliée, diluée. Sensible à la présence des matériaux naturels, elle glane de petits trésors, lichen, cailloux, épines, mues de serpents, insectes...qui, métamorphosés deviennent ainsi les traces et les réminiscences de nos êtres passés, fantasmés. Ses œuvres manifestent les liens, qui nous unissent aux trois règnes, animal, végétal et minéral, dont la mémoire, si on veut bien s'y attarder, bat encore. Une sorte d'histoire naturelle personnelle qui se développe par analogies et résonances, englobant parfois dans ses filets, contes, métamorphoses et mythes, comme autant de passerelles vers le passé singulier et collectif. Ces assemblages étranges font écho à la logique fascinante des cabinets de curiosités y tissant le même désir ingénu d'entrevoir le secret des créations de la Nature. Nécessairement fragmentaire, l'œuvre pousse en réseaux, se ramifie et se nourrit des gestes répétés d'une Pénélope-Arachnée.

Christophe LUCI

Né en 1969 à Paris. Diplômé des Beaux-Arts/Institut St Luc, Tournoi (Belgique), SupInfoCom (Valenciennes).Après divers services en tant que graphiste dans la publicité et la communication, Christophe Luci change de cap en 1995 et suit une formation d'acteur pour se consacrer au théâtre. Un besoin d'explorer une forme d'expression artistique qui " engage le corps et l'être dans son entier ". Il s'initie sur ce parcours à d'autres métiers liés à la scène (régie, scénographie...). La découverte de la vidéo le réconcilie avec l'image et occasionne diverses expérimentations autour du corps, de l'espace et de la matière (la question du " corps de l'artiste " reste au cœur de certains travaux). Christophe Luci s'oriente petit à petit vers les arts plastiques et se consacre principalement au dessin (mine de plomb, sanguine, fusain...). D'autres médias tels que la vidéo et la photo accompagnent son travail.

Florence ORMEZZANO

"La main sans corps : Si l'on doit trouver un point conducteur entre tous mes travaux utilisant des mains, c'est davantage dans une main outils inter-agissant avec le monde qu'il faut la chercher, que dans une main "signe" de vocabulaire. La main devient une métaphore de notre corps en action, un corps défiguré, où la physionomie habituelle du visage n'a plus sa place. C'est un corps presque abstrait, que je libère de notre figure. Ainsi détaché, bien qu'on ne puisse le renier (il nous ressemble tant) il nous rebute aussi ; c'est nous et l'autre à la fois..." Née en France à Paris. Etudes d'arts et DNSEP. Emigre aux USA entre 1989 et 1998, dont deux ans au Japon.A New-York City, réalise un travail personnel de vidéos et d'installations multimédias, en parallèle d'un travail de montage vidéo pour différents artistes New-Yorkais.A Tokyo, réalise deux expositions solo, et bénéficie d'une résidence d'artiste à l'université de Tokyo dept. "R.A.C.E.".

Olivier TERRAL

Olivier Terral a toujours dessiné et peint : des formes géométriques, des œuvres inspirées de l'art pixel, des peintures ou œuvres numériques... Olivier prend un tournant dans son travail d'artiste en démarrant le projet "Empreintes de vie". Il devient alors artiste conceptuel en faisant réaliser leur autoportrait à des patients hospitalisés.Les personnes réalisent alors leur portrait avec leur propre empreinte digitale. Sur le même principe, des œuvres collectives sont réalisées, notamment par le personnel soignant de l'hôpital dans lequel il intervient.Pour la première fois, Olivier intègre la voix dans ses œuvres afin d'offrir l'écho à la trace laissée.

Infos pratiques

Horaires :

Exposition du 3 mai au 5 juin
Invitation au vernissage mardi 3 mai à 19h
Ouvert tous les jours de 14h à 19h (sauf du 5 au 8 mai et le 16 mai)

[ Dernière mise à jour : 20.05.2016 ]

Localisation

devant l'Ecu de France (Pkg)

Adresse1, rue Robert Cahen - 78220 Viroflay

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Organisateur

Direction des Affaires culturelles

AdresseDirection des Affaires culturelles
1, rue Robert Cahen - 78220 Viroflay

Accès à Viroflay par la ligne C du RER et la gare Montparnasse (arrêt Viroflay Rive gauche) et la gare Saint-Lazare (arrêt Viroflay Rive droite).

Adresse postaleDirection des Affaires culturelles
BP n°16 - 78221 Viroflay Cedex

01 39 07 11 80 du lundi au vendredi de 9h à 12h et de 14h à 17h30

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