30 mai
05 juillet
Expositions
Exposition – Noir & blanc
Entrée libre, du mardi au dimanche de 14h à 19h (sauf jours fériés).
Du 30 mai au 5 juillet 2026
📍 Galerie À l’Écu de France
🕒 Vernissage – Jeudi 4 juin 2026 à 19h
🎟️ Entrée libre – Du mardi au dimanche, de 14h à 19h
📌 Visites commentées gratuites tous les mercredis et dimanches à 16h30
Focus sur le Noir & Blanc pour cette dernière exposition de la saison. Seront mises à l’honneur des techniques variées comme la gravure, le lavis, le dessin, la céramique ou encore la photographie. Le noir et blanc instaure une esthétique d’une profondeur et d’une force incroyables : il met en avant les contrastes, les formes et les textures, et permet aux artistes d’aller à l’essentiel.
Les artistes jouent aussi avec les nuances de gris, créant des effets de profondeur, de volume et de matière. Le noir et blanc, c’est la rencontre de l’ombre et de la lumière, les jeux du clair et de l’obscur, des pleins et du vide. Le monde en noir et blanc se révèle finalement bien plus vaste que ce que l’on imagine : il peut être à la fois très graphique et contrasté, tout aussi bien que poétique et subtil.
Au-delà de ses qualités esthétiques, le noir et blanc évoque la dualité. Il invite à une réflexion sur les contrastes de la vie, à voir le monde sous un autre angle, à apprécier la beauté des choses simples et à s’immerger dans la richesse des nuances cachées.
https://elisabethstraubhaar-blog.com
Professeur d’arts plastiques jusqu’en 2010, Elisabeth Straubhaar s’est d’abord essentiellement tournée vers le textile, puis elle s’oriente progressivement vers le dessin.
Elisabeth utilise le graphite, qui lui offre un champ d’exploration infini. Il lui permet, par la richesse de ses valeurs et la subtilité de ses gris, d’ouvrir sa palette. En poudre, en pâte ou en mine, dans le repentir ou pas, ce médium lui apporte une grande variété de rendus.
Du macrocosme au microcosme, dans ces nouveaux territoires nés de l’interpénétration des éléments, des créatures surgissent et dialoguent entre elles. Appartenant aux différents règnes (végétal, minéral, animal, humain), en cours de métamorphose, de transformation, elles s’imbriquent les unes dans les autres, faisant apparaitre plusieurs niveaux de lecture. Perdre ses repères pour mieux se perdre dans le dessin.
https://www.instagram.com/helene.ullas
Artiste plasticienne, Hélène Ullas fabrique au tour des pièces uniques en grès ou en porcelaine. Ces pièces portent la trace de civilisations anciennes. La rondeur des courbes, la simplicité des formes, une certaine rusticité évoquent des objets utilitaires sans âge ni origine historique assignable.
Elle produit également des pièces artistiques composées de pièces tournées, coupées en deux. Elles peuvent être ré-assemblées, associées à d’autres formes ou
installées. Elle déstructure pour restructurer, réagencer autrement ! Elle développe des pièces brutes, épurées, sobres dans lesquelles la ligne est privilégiée, s’intéressant au va-et-vient entre enveloppe charnelle et intériorité.
Les oeuvres de Justine Moysan conjuguent le savoir-faire traditionnel de la dorure sur bois et la création contemporaine. Sous ses doigts, jouant avec l’ombre et la lumière, la feuille d’or disparaît au profit des apprêts et de la matière. Avec une élégance à la fois sobre et précieuse, sans trame narrative précise, ses créations pointillistes à la fois instinctives et mouvantes évoquent une ondulation végétale flottant entre air et mer.
A travers ces quelques points, dénués de trame narrative, le rythme introduit la durée, la permanence et l’infini. La trajectoire que prennent les points provoque des chemins caducs ou abstraits que l’imagination créatrice de chacun recompose à sa façon.
Ses premières explorations se concentrent sur les notions de traces, d’empreintes et de transformations, qu’elle décline à travers divers mediums tels que la peinture à l’huile, l’encre, le collage, l’impression ou encore le monotype, jusqu’à ce que le fil s’inscrive au coeur de son travail…
Les traces qu’elle cherche prennent en effet la forme d’une trame, un nouveau fil conducteur exploré par le dessin au trait et le fil de coton. Ce fil qu’elle mêle, entremêle, tisse, construit, déconstruit … quel que soit le support, lui permet de raconter les passages, les errances, les instants fragiles d’une vie, cette usure du temps qui enrichit. En invitant à une sorte de déambulation, l’artiste pousse le spectateur à modifier son point de vue, à être simultanément à l’intérieur et à l’extérieur d’un tout, à faire corps avec son environnement tout en se promenant librement à travers les différentes strates du temps et de son impermanence.
www.instagram.com/sylvosjeanchristophe
Jean-Christophe Sylvos est un artiste polyvalent, spécialisé dans la gravure, le dessin et la peinture. Son travail artistique est influencé par une multitude de grands maîtres tels que Dürer, Menzel, Bosch, Schiele, Klimt, Daumier, Magritte, Molitz et Hopper. Dans ses oeuvres, il explore principalement des paysages monochromes, offrant une perspective unique sur la nature et le monde qui l’entoure, tout en intégrant une satire sociale et politique ainsi qu’une touche d’onirisme.
Membre sociétaire de la fondation Taylor, du Salon d’Automne et du Salon des Artistes Français, Jean-Christophe Sylvos participe activement à de nombreux salons artistiques.
Diplômé des Gobelins en 2019, Sarkis Torossian entre en résidence à la Capsule, lieu de création photographique au Bourget. Ses recherches l’amènent vers la capacité de vérité de la photographie en se concentrant sur l’observation du paysage, la collecte d’éléments qu’il intègre à sa pratique, ainsi que sur la malléabilité de l’image, tant sur le plan pratique, technique qu’organique.
L’univers artistique de Sarkis Torossian nous transporte entre rêve et réalité dans un paysage en perpétuel mouvement, en proie au rythme de ses pérégrinations. Cet ancrage profond avec son environnement se retrouve au cœur de son processus artistique. Dans son atelier, Sarkis expérimente la réaction des pigments minéraux qu’il récolte au cours des échappées, testant leurs réactions chimiques pour créer une palette de couleurs vibrantes qu’il fixe sur le papier. Pour lui, la photographie n’est pas simplement un moyen de documenter le monde, mais plutôt un outil pour révéler les couches invisibles de notre perception, pour explorer les frontières floues entre la mémoire et l’imagination.
Designer industriel et graphiste, Claire Wolfstirn s’est reconvertie au bijou par besoin d’un contact physique avec la matière. Après une formation de deux années à l’AFEDAP suivie d’une année d’apprentissage auprès du bijoutier Yves Gratas, Claire s’est installée dans son atelier comme créatrice indépendante en 2002. Inspirée par la cohérence et la puissance des formes géométriques présentes dans la nature, ses créations sont graphiques, vibrantes et sobres. Leur surface légèrement brossée accueille la lumière avec douceur. Les lignes de bijoux naissent de recherches formelles qu’elle confronte, d’une part à des principes graphiques, d’autre part à ses idées quant au port de l’objet ou à son rapport au corps. L’intention est que l’objet donne l’illusion de la fragilité (par sa transparence) en restant néanmoins fort et résistant au toucher.
Architecte de formation, Béatrice Bruneteau a appris les techniques de la céramique à Sèvres il y a une quinzaine d’années. Son travail a été récompensé en 2009 par le prix SEMA 92 de la création contemporaine, et le prix « La Relève » d’Ateliers d’Art de France.
Riches de nuances et de hasards, les sculptures de Béatrice Bruneteau portent la trace du chemin accompli par la matière, dans une esthétique de la roche et de son érosion. On devine dans ses Blocs, à la géométrie imparfaite, le processus de transformation des matériaux évoquant une neige fraîchement tombée, une
rivière scintillante qui ondule ou une faille dans un roc.
La série « Entre ciel et terre » est née de ce duo d’artistes. Les oeuvres jouent sur les contrastes, les équilibres et l’aléatoire. D’un coté Béatrice Bruneteau modèle ses formes en grès, sur lesquelles elle applique différents composés minéraux qui fusionnent à la cuisson. Le travail de Claire Wolfstirn entre en résonnance avec ses plaques d’acier, sciées à l’extrême et patinées, créant un espace entre transparence et densité.